Modélisation paramétrique d’une toilette publique

ARC-2040_Figuration numérique_H2025_Samuel Bernier-Lavigne

Ce projet de toilette publique naît d’une réflexion sur l’expérience intime au sein de l’espace collectif. Aller aux toilettes, dans une ville où tout s’accélère, devient un moment de rupture : une suspension du temps au coeur du flux urbain. Implanté dans la ville de New York, le projet propose une parenthèse au milieu de l’effervescence métropolitaine. Il transforme un geste banal en expérience spatiale sensible, offrant aux usagers une pause entre réalité et perception, entre mouvement et immobilité.

En collaboration avec Maude Chouinard, Anne-Sophie Brochu & Magalie Dumont

Le projet s’inspire de l’univers surréaliste de Salvador Dalí, notamment de son oeuvre La Persistance de la mémoire. À l’image de ses montres molles et de ses paysages oniriques, l’architecture joue sur la déformation, l’illusion et la perception du temps. Les surfaces réfléchissantes altèrent le réel, créant un espace en constante transformation. Comme chez Dalí, l’objet architectural devient porteur de symboles. Il brouille les repères, dilate l’espace et invite l’usager à entrer dans une dimension où le rêve prend le dessus sur la rationalité.

La surface est divisée en points avec divide surface, puis on ajuste le nombre de points selon le ratio voulu entre les U et V. j’ai ensuite voulu obtenir la distance entre les points de contrôle et les points sur la surface avec la batterie distance. Les points ont été flatten pour avoir une seule liste, puis le output a été graft pour que chaque point ait 3 distances selon les 3 points de contrôle. J’ai utilisé sort list pour classer les valeurs qu’on vient brancher dans bounds pour établir le domaine, puis dans remap pour que les valeurs du domaine soient entre 0 et 1, ce qui est nécessaire pour brancher dans graph mapper, afin de créer les ondulations. On utilise le type sinc qu’on vient ajuster pour avoir le nombre voulu d’ondulations. Le output s’en va dans list item pour prendre la plus petite distance, afin que les points répondent seulement au point de contrôle le plus proche. Ce nombre va être la valeur en Z pour la hauteur, mais comme le domaine est entre 0 et 1, on va venir multiplier ce facteur Z pour avoir la hauteur voulue. Cette valeur Z ainsi que les point sur la surface d’origine vont venir se brancher dans move, afin que les points montent selon la valeur Z. On vient ensuite créer la surface finale avec surface from points.